vendredi 27 mai 2011

Billet 1 (module 5) | Dans quelle mesure le téléphone mobile ne devient-il pas un esclavage plutôt qu'une liberté? Cela vous rappelle une expérience personnelle?

Un cas à part, mais plus libre?

Lardellier, professeur de sciences de la communication à l'université de Bourgogne, cite un des jeunes qu'il a interviewé : « Être joignable 24 heures sur 24, cela provoque un manque de liberté. Et si on ne répond pas, si on ne rappelle pas, en plus, ça engendre des conflits. » (Lardellier, 2006)

Je partage entièrement ce point de vue. C'est d'abord et avant tout en raison de cette restriction de liberté que je ne possède pas (encore!) de téléphone mobile. J'appartiens donc à cette catégorie d'animaux rares dépourvus de cet outil si « indispensable » aux yeux de certains. Cela explique peut-être pourquoi certaines entreprises de télécommunication me pourchassent autant... Je ne veux pas alimenter la cohue de sonneries téléphoniques de la faune de cette jungle urbaine, branchée en permanence à leur téléphone portable.
Selon moi, les téléphones portables, ou cellulaires en bon québécois, soumettent leurs utilisateurs à une dépendance absolue et le transforment ainsi en esclave, et ce, pour de maintes raisons, dont les suivantes :
  • Les entreprises de télécommunication offrent des forfaits alléchants auxquels nous devenons prisonniers;
  • Le téléphone cellulaire oblige ceux qui les possèdent à être joignables en tout temps;
  • Plusieurs études ont démontré que le cellulaire crée de la dépendance chez certains individus.


Des entreprises gourmandes aux forfaits alléchants qui enchaînent le consommateur


Il y a quelques années, l'un de mes amis me confiait son impatience de se débarrasser de son téléphone cellulaire. Il se disait prisonnier d'un contrat de 3 ans qui lui « coûtait un bras » mensuellement. D'abord conquis par le forfait alléchant offert par la compagnie dont il retenait les services, c'est avec joie qu'il est finalement parvenu à se débarrasser non seulement de son contrat, mais aussi de son téléphone mobile!

Cet ami m'a aussi fait part des problèmes qu'il éprouvait en ce qui a trait à la compatibilité de son appareil relativement à certaines fonctions. Dans un article du mensuel Le monde diplomatique, Dan Schilller résume bien cette réalité : « Le monde merveilleux de la mobilité séduit et fascine. Il risque aussi d'engendrer le chaos, car, en développant des standards incompatibles, des firmes rivales prennent les abonnés en otage et morcellent le marché, rendant difficile parfois, sinon impossible, l'utilisation d'un seul appareil pour passer des appels, télécharger des données, consulter Internet, recourir au visiophone... ». (Schiller, 2005 : en ligne)

Autrement dit, si l'on ne sent pas prisonnier du contrat lié au téléphone portable, l'on risque de le devenir en raison des technologies et des standards imposés par les entreprises.


Être accessible en tout temps = réduction de la liberté?

Le fait d'être en « contact permanent » (Katz et Aakhus, 2002 : 242) oblige les utilisateurs à être joignables en tout temps, ce qui crée une sorte d'ubiquité malsaine et un faux sentiment de liberté. En effet, comme l'on peut être joint partout en tout temps, les frontières temporelles et spatiales de l'intimité s'estompent. On devient donc pratiquement connecté!

Cette supposée liberté tant vantée par les entreprises de télécommunication implique que, si l'on décide de se déconnecter à un moment ou à un autre, l'on devra s'expliquer à ceux qui ont tenté de nous joindre! Je me souviens d'ailleurs qu'un jour, je devais téléphoner à un ami pour lui poser une question, qui n'était en fait pas urgente. Celui-ci n'a pas répondu, et j'ai été surprise de constater que je ressentais alors de la frustration. Je me souviens très bien de m'être plainte à haute voix : « quand on possède un cellulaire, n'est-on pas censé être joignable en tout temps? ». Même si je ne possédais pas de cellulaire, je semblais moi aussi m'être ralliée à cette doctrine stipulant qu'il faut être joignable en permanence.

L'on peut donc affirmer que « si le téléphone mobile peut relier en liberté, il peut aussi lier en dépendance : lier sous la forme d'une obligation d'écoute constante, lier au point où l'espace-temps privé se trouve colonisé par le professionnel, lier par l'urgence et la nécessité de réagir immédiatement, lier par le stress qui en résulte et qui produit, en définitive, le sentiment d'être dépossédé de son temps ». (Jauréguiberry, 1998 : en ligne)

Je me rappelle également d'un repas au restaurant avec une copine. Son téléphone portable a sonné alors que nous étions en pleine discussion, et je n'exagère pas du tout lorsque j'affirme qu'elle fut littéralement prise de panique alors qu'elle tentait frénétiquement de saisir le cellulaire au fond de sa sacoche. J'étais soudain disparue dans la brume, et j'ai vraiment senti qu'il s'agissait d'une véritable intrusion dans l'interaction entre moi et mon amie. Schiller résume bien ce que j'ai ressenti à ce moment, et transpose cette situation au travail : « Les instants éphémères de liberté offerts par le portable viennent alors s’insérer dans un dispositif plus global d’intrusion du travail dans la sphère privée. » (Schiller)




Êtes-vous dépendant de la mobilité cellulaire?


Plusieurs études sur la dépendance au téléphone portable ont déjà été menées, malgré la jeunesse de cette technologie. Sergio Chaparro, professeur à l'Université Rutgers, dans le New Jersey, a justement demandé aux étudiants de son cours sur les technologies de l'information d'abandonner leur téléphone cellulaire pendant trois jours. Résultat : sur les 220 étudiants, seulement 3 d'entre eux ont réussi cet « exploit »! (Canöe, 2006 : en ligne)


Des études portant sur le même au sujet ont également été menées en Corée, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Celles-ci ont abouti à des résultats similaires à ceux du professeur Chapparro : l'on peut véritablement être dépendant de son téléphone portable. Des chercheurs ont même mentionné que certains participants deviennent si intimement attachés à leur portable que celui-ci est perçu comme un objet essentiel à leur existence, voire une extension de leur personne. (Berthou, 2006 : en ligne)


Je vous présente un court vidéo, dans lequel plusieurs personnes témoignent de leur dépendance au téléphone portable. J'avoue avoir sursauté lorsque j'ai entendu cet homme dire qu'il était « sourd et muet » lorsqu'il n'avait pas son cellulaire sur lui, et cette autre personne affirmer qu'elle recevait en moyenne 25 appels par jour! Alors que moi, sans portable, je n'en reçois qu'un seul tous les deux jours en moyenne... Quelle liberté!






Parions que Howard Rheingold, spécialiste des TIC, aimerait bien offrir ce conseil à tous les esclaves du cellulaire : « Je crois que notre sort n'est pas (encore) délimité par la technologie, que nous ne devons pas (encore) sacrifier notre liberté et notre qualité de vie afin de devenir des composants plus efficaces d'une machine génératrice de richesse à l'échelle mondiale ». (Rheingold, 2003 : en ligne)


Je me ferai un plaisir d'être sa messagère! (Peut-être en laissant ce message sur les répondeurs des cellulaires de mes amis qui auraient besoin de « décrocher? »)


Avant de terminer, je vous présente un dernier vidéo à la « Charlie Chaplin » version moderne, qui présente un exemple de dépendance au cellulaire qui m'a aussi fait penser à certaines de mes connaissances...


 




 Des chiffres et des citations pour mieux réfléchir


Le nombre d'utilisateurs du téléphone portable n'est pas prêt de décroître, puisque l'Union internationale des télécommunications, organisme rattaché à l'ONU, estimait en 2010 que 4,6 milliards de téléphones mobiles étaient en service sur la planète, comparativement à 2,7 milliards à la fin de 2006. Qui plus est, en 2010, 75 % d'entre eux l'étaient dans les pays en voie de développement. (Centre d'actualités de l'ONU, 2010 : en ligne)


Enfin, réfléchissons sur la relation que nous entretenons avec nos cellulaires en portant notre attention sur deux citations.


La première est un extrait de La rivière sans repos (1971) de Gabrielle Roy, l'une des femmes de lettres québécoise les plus remarquables.
La servitude. C'est ça le téléphone. Il sonne : tu accours. Ou bien tu n'accours pas, mais tu te ronges les sangs de regrets ou de curiosité insatisfaite.
 (EVENE.FR [s. d.] [a], en ligne)

La seconde provient de Robert Staughton Lynd, historien connu pour son opposition à la guerre du Viêt Nam et pour ses actions de désobéissance civile au nom de la paix.
Le téléphone est la pire des commodités et le plus pratique des fléaux.
(EVENE.FR [s. d.] [b], en ligne) 

BIBLIOGRAPHIE




BERTHOU, Elisabeth (2006). « Devenu petit et portable, le téléphone crée de la dépendance », dans Courrier international [en ligne], http://www.courrierinternational.com/chronique/2006/06/29/devenu-petit-et-portable-le-telephone-cree-de-la-dependance (Consulté le 25 mai 2011). 


CANOË (2006). Psychologie des communications : le cellulaire crée une dépendance chez plusieurs utilisateurs [en ligne], http://fr.canoe.ca/techno/nouvelles/archives/2006/06/20060610-215002.html (Consulté le 25 mai 2011).


CENTRE D'ACTUALITÉS DE L'ONU (2010). Plus de téléphones portables dans les pays en développement que dans les pays développés [en ligne], http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22254&Cr=technologies&Cr1= (Consulté le 25 mai 2011).

EVENE.FR [s. d.] (a). Gabrielle Roy [en ligne], http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=gabrielle-roy (Consulté le 25 mai 2011).


EVENE.FR [s. d.] (b). Les thémas [citations] - Le téléphone sonne [en ligne], http://www.evene.fr/citations/theme/telephone-portable.php (Consulté le 25 mai 2011).


JAURÉGUIBERRY, Francis (1998). « Lieux publics, téléphone mobile et civilité », dans Réseaux, volume 16, p. 71-84 [en ligne], http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/reso_0751-7971_1998_num_16_90_3187 (Consulté le 25 mai 2011).

KATZ, James, et Mark AAKHUS (2002), Perpetual Contact : Mobile Communication, Private Talk, Public Performance, Cambridge : Cambridge University Press, 391 p.

LARDELLIER, Pascal (2006). « MSN, l'utopie relationnelle des ados », dans Le pouce et la souris : enquête sur la culture numérique des ados, Paris : Fayard, p. 119-129.


RHEINGOLD, Howard (2003). « Smart mobs », dans Sociétés volume 1, no 79, p. 75-87 [en ligne], www.cairn.info/revue-societes-2003-1-page-75.htm (Consulté le 25 mai 2011).

SCHILLER, Dan (2005). « Illusoire liberté, immense marché : esclaves volontaires du téléphone portable », dans Le monde diplomatique [en ligne], http://www.monde-diplomatique.fr/2005/02/SCHILLER/11911 (Consulté le 25 mai 2011).

mardi 24 mai 2011

Brisons la glace! | Les TIC sont-elles déterminantes dans le développement de nos sociétés?

Le prolongement d'habitudes personnelles à la sphère sociale

Avant de répondre à la question, brisons la glace avec un léger exercice de réflexion sur vos actions quotidiennes. Le matin, vous parcourez quelques articles de votre quotidien favori... en ligne. Ensuite, vous consultez votre boîte de courriels afin de vérifier si vous avez reçu le suivi de votre commande placée sur Ebay. Puis, vous allumez votre téléviseur (numérique) pour écouter les nouvelles sur RDI. Vous assistez alors à la déroute de Dominique Strauss-Kahn. Vous voyez aussi des vidéos prises avec le cellulaire d'un citoyen égyptien qui vous donnent l'impression de manifester avec la foule... Bien évidemment, tout cela en compagnie de votre iPhone, votre chien de garde toujours sur le qui-vive, au cas où...

Ces actions auraient-elles été les mêmes il y a 30 ans? Vous vous seriez probablement rendu au bureau de poste, auriez regardé la télévision coiffé de ses « oreilles de lapin » et vous n'auriez certes pas vu autant d'images de l'autre bout de la planète.

Passons maintenant de la dimension personnelle à sociale en répondant à la question. Selon moi, les technologies d'information et de communication (TIC) sont déterminantes dans le développement de nos sociétés.

Je nuance toutefois ma position: les TIC ne déterminent pas les sociétés, mais elles sont déterminantes pour le développement de celles-ci, au sens où elles exercent une influence considérable. Je conserve donc une certaine distance par rapport à la théorie du déterminisme technologique de Marshall McLuhan. Bien qu'il existe toute une pléthore d'arguments pour justifier ma position, j'ai choisi de me concentrer sur deux arguments tirés d'observations de la réalité :
  • Nous créons des TIC d'abord dans le but de répondre à des besoins, et non l'inverse. Elles provoquent par la suite des changements dans la société, notamment dans l'organisation et de la diffusion du savoir;
  • L'accès aux TIC a permis à certains groupes sociaux de se doter d'une structure plus forte, comme le mouvement altermondialiste.

Les TIC : créés pour combler nos besoins... et notre savoir

« Dans les TIC, on retrouve à la fois les effets structurants de la technologie et le façonnage de celles-ci par les processus sociaux ». (La Lettre EMERIT, 2005 : en ligne) On parle ainsi de « coévolution » des TIC et de notre société. Celle-ci donne lieu à un effet boule de neige : nous créons des TIC pour répondre à nos besoins, et celles-ci modifient par la suite nos habitudes de vie et celles de la société. À l'exception notable du iPod, ce ne sont pas les TIC qui créent les besoins.

Les TIC sont d'abord et avant tout conçus par l'homme. Préalablement à leur conception, la création des TIC est « déterminée par une série de spécifications qui ne sont pas de nature technique : les politiques publiques, les stratégies des entreprises, les exigences des clients, les préférences des consommateurs, les mécanismes du marché, les contraintes et opportunités du changement organisationnel, les qualifications disponibles, les trajectoires sociotechniques préexistantes ». (La Lettre EMERIT, 2005 : en ligne)

Par exemple, nous avons inventé le iPhone et le Blackberry pour accroître la rapidité de circulation de l'information et abolir les frontières liées à la distance, bref, faciliter la gestion. Pensons aux cadres des entreprises, branchés en permanence sur ces petits bijoux électroniques, qui voient ainsi leurs méthodes de travail méthodologies métamorphosées, et cela entraîne des répercussions pour le reste de l'organisation. Les TIC satisfont à nos besoins de performance et nous les créons délibérément pour modifier nos habitudes de travail. Ainsi, le travail, l'une des roues du moteur de notre société, tourne de plus en plus vite...

Pensons également au domaine de l'éducation. On le dit bien souvent, le savoir constitue l'un des piliers de la société. Les étudiants ont maintenant accès en quelques clics à la mine d'information mondiale qu'est le Web. De rats de bibliothèque, ils sont maintenant de véritables surfeurs voguant sur les vagues du Web.

Les élèves sont mieux informés que les générations précédentes, grâce aux TIC, et ont par conséquent des attentes par rapport aux méthodes pédagogiques employées par leur enseignant. « Dans un monde où l'explosion des technologies numériques bouleverse les modes d'accès aux savoirs, les enjeux fondamentaux de l'intégration des TIC à l'école devraient éventuellement se traduire par une modification profonde de la tâche du formateur, de l'organisation de l'enseignement, de la conception de l'apprentissage, voire de la façon dont l'étudiant s'approprie la connaissance ». (Lefoe, 1998, dans Karsenti et Larose, 2005 : 4)

Vous voulez voir un exemple de réussite de l'intégration des TIC en milieu scolaire? Je vous conseille la lecture de l'article intitulé Jamais sans mon portable!, paru sur le site Web du magazine L'actualité.


Les TIC : une structure plus forte pour les mouvements sociaux

Dans un autre ordre d'idée et à une plus grande échelle, les TIC ont exercé une certaine influence sur la tenue de mouvements sociaux dans certains pays, comme nous l'avons vu tout récemment lors du printemps arabe, notamment par l'intermédiaire des médias sociaux (pour en savoir davantage, consultez le dossier étoffé de Courrier international à ce sujet). Je ne peux me permettre de passer sous silence cette courte vidéo présentant des statistiques impressionnantes sur les médias sociaux, intitulée La révolution des médias sociaux :




Éric George, professeur à l'École des médias de la Faculté des communications de l'UQAM, mentionne que l'accès aux réseaux informatiques pour une plus vaste population a connu une percée majeure vers la fin des années 1990, au moment où diverses manifestations ont eu lieu contre certains accords commerciaux. Rappelons-nous entre autres du somment de l'Organisation mondiale du commerce tenu à Seattle en 1999 et, plus proche de chez nous, du sommet des Amériques à Québec en 2001 (avis aux plus nostalgiques : consultez le riche dossier multimédia à ce sujet sur le site Web de Radio-Canada).

Gorge ajoute que « c'est d'ailleurs dans cette dynamique que va être créé en 2001 le Forum social mondial, un forum qui se tiendra toujours dans un pays du sud, la plupart du temps à Porto Alegre au Brésil. [...] Les groupes sont souvent pauvres financièrement parlant et il est donc impensable d'embaucher des permanents qui favoriseraient la pérennisation de la structure. Or, Internet permet justement d'effectuer tout un ensemble de tâches, notamment en termes de contact, et ce à une vaste échelle qui peut même être internationale, sans qu'il ne soit nécessaire d'avoir un secrétariat important qui centralise l'information. Volonté de décentralisation et obligations d'économie de moyens vont de pair et s'ajoutent à la dimension plus conjoncturelle [...] ». (George, 2007 : en ligne) J'ai d'ailleurs eu la chance de constater personnellement cette réalité, puisque j'ai assisté à l'édition 2004 du Forum social mondial à Mumbai, en Inde. J'ai même pu être journaliste en herbe d'un moment sur place, grâce à Linux, un système d'exploitation entièrement gratuit, qui prouve peut-être que l'accès aux TIC se démocratise de plus en plus.

Pierre Jacquet, directeur exécutif et chef économiste de l'Agence française de développement, avance même que le rôle de structure des TIC va encore plus loin grâce à l'Internet et que celles-ci outrepassent les frontières dites traditionnelles : le « rôle des [TIC] et notamment de l'Internet [...] déborde naturellement les espaces nationaux. Cet outil de communication très puissant, fondamentalement "dé-nationalisé", permet de cimenter les sociétés civiles autour de projets politiques transnationaux. On peut aussi considérer que les TIC élargissent l'espace public traditionnel des démocraties représentatives bien au-delà des catégories politiques définies par le principe national, ainsi que des frontières politiques et culturelles. Voilà donc typiquement un cas où l'outil de communication interagit avec le contenu et nature du réseau qu'il permet de maintenir. » (Jacquet, 2002 : 40)


Certains vont même jusqu'à dire que l'intégration des TIC dans les pays en voie de développement agirait presque comme un remède à la pauvreté et aux problèmes sociaux. Les TIC seraient donc déterminantes pour le développement de ces sociétés. La vidéo que je vous propose suggère que la circulation efficace de l'information dans les secteurs de la santé, de l'éducation et des affaires contribue au développement durable et aide les pays à devenir plus autonomes sur le plan économique. Cette vidéo s'intitule ICT : Getting Connected to Sustainability :




Émergence des TIC = trop de communication?

Pour conclure, les exemples mentionnés précédemment démontrent bien que les TIC sont déterminantes pour le développement de notre société, que ce soit pour l'organisation du travail, la diffusion du savoir et la structuration de certains mouvements sociaux.

Les TIC ont déclenché une avalanche de possibilités de communiquer... et de communications effectivement produites! La question que l'on peut se poser à l'époque actuelle est la suivante : est-ce que quantité rime avec qualité? (Selon moi, cela s'avère loin d'être le cas!) Terminons en réfléchissant sur cet extrait du roman La belle épouvante de Robert Lalonde, comédien et romancier québécois :

L'incommunicabilité? C'est pas [sic] qu'on ne communique pas assez. On communique trop et mal.
(EVENE.FR, [s. d.] : en ligne)



BIBLIOGRAPHIE

EVENE.FR [s. d.]. Robert Lalonde : ses citations [en ligne], http://www.evene.fr/celebre/biographie/robert-lalonde-3660.php?citations (consulté le 24 mai 2011)

GEORGE, Éric (2007). Dynamiques des transformations sociales, altermondialisme et TIC, (communication présentée au colloque de l'Association des professeures et professeurs de sociologie des collèges, présenté le 5 juin 2007 à Drummondville) [en ligne], http://www.appsc.qc.ca/textes/george.pdf (consulté le 24 mai 2011)

JACQUET, Pierre (2002). « La contestation de la mondialisation », dans L'Économie politique, 1/2002, no 13, p. 38-51 [en ligne] www.cairn.info/revue-l-economie-politique-2002-1-page-38.htm (consulté le 24 mai 2011)

KARSENTI, Thierry, et François LAROSE (2005). L'intégration pédagogique des TIC dans le travail enseignant : recherches et pratiques, Québec : Presses de l'Université du Québec, 245 p.

LA LETTRE EMERIT (2005). « Technologie et société, destin croisé » dans Numéro spécial Technologie et société, Namur : Centre de recherche Travail & Technologies de la Fondation Travail-Université (FTU), 2e trimestre, no 42, p. 1-4 [en ligne], http://www.ftu-namur.org/fichiers/Emerit42.pdf (consulté le 24 mai 2011) 

Une nouvelle petite planète dans la galaxie du Web!

Bonjour!

Me voilà officiellement débarquée dans le cybermonde! D’abord uniquement exploratrice de la Toile, j’apporte maintenant ma petite contribution dans l’univers cosmique du Web. Je vous souhaite donc la bienvenue dans ma petite planète virtuelle!
Je suis Ariane, étudiante à la maîtrise en relations publiques. Je détiens un baccalauréat intégré en langue française et rédaction professionnelle. J’ai décidé par la suite de mettre ma plume au service de ce monde multipolaire que sont les communications. C’est d’ailleurs grâce à l’un de mes cours, appelé TIC et communication publique, que je me suis propulsée dans la blogosphère.
Dans ce blogue, il sera question des technologies et de leur impact sur les communications et nos vies. Je développerai des pistes de réflexion sur ce sujet. Par exemple, pouvons-nous penser, comme McLuhan, que les technologies déterminent ce que devient l’homme? …Ou n’est-ce pas plutôt l’inverse? Je vous invite à réagir à votre tour à mes propos!